L'invitation Corse !

Chronique 1: de Nice à Ajaccio, par le GR20 et en cabotage


Ve 02/09 et Sa 03/09 : Nice - Bastia - Porto Vecchio (bateau et bus)
Di 04/09 : Porto Vecchio
Lu 05/09 : … - Bastia - Cavi - Calazonne
Ma 06/09 : … - Calvi - Calazonne, 20 km (à pieds)
Me 07/09 : … - refuge d'Ortu di u Piobbu (1520 m), km
Je 08/09 : … - refuge de Carozzu, km
Ve 09/09 : … - Haut Asco, km
Sa 10/09 : … - Monte Cinto (2706 m, plus haut sommet de la Corse) - Haut Asco, km
Di 11/09 : … - Bergerie d'U Vallone
Lu 12/09 : Bergerie d'U Vallone (repos)
Ma 13/09 : … - Castel de Vergio (1404 m)
Me 14/09 : … - 1h à pieds environ avant le refuge d'A Sega
Je 15/09 : … - Corte
Ve 16/09 : … - 2h environ à pieds après Corte (retour vers le GR20)
Sa 17/09 : … - 2h environ à pieds après le refuge de A Sega
Di 18/09 : … - refuge de Petra Piana
Lu 19/09 : refuge de Petra Piana (repos " forcé ", neige, vent…)
Ma 20/09 : … - Mont Retendu - refuge de Petra Piana
Me 21/09 : … - 1h environ à pieds avant Vizzavona
Je 22/09 : … - Vizzavona - Ajaccio (à pieds puis en train, pour racheter un appareil photo)
Ve 23/09 : … - Vizzavona - refuge d'E Capannelle
Sa 24/09 : … - refuge de Bocca di Verde
Di 25/09 : … - refuge d'Usciolu
Lu 26/09 : … - refuge d'Asinau
Ma 27/09 : … - refuge d'I Paliri
Me 28/09 : … - Conca - Porto Vecchio (fin du GR20 et retour à Porto Vecchio en stop)
Je 29/09 : Poto Vecchio (repos)
Ve 30/09 : … - golfe de Rondinara (cabotage)
Sa 01/10 : idem (repos " forcé ")
Di 02/10 : … - île de Cavallo (cabotage, entre Corse et Sardaigne)
Lu 03/10 : … - île Lavezzi (cabotage)
Ma 04/10 : … - Santa Teresa (Sardaigne) - Gallura (cabotage)
Me 05/10 : … - Capo Testa, Baia di Santa Reparata (cabotage)
Je 06/10 : … - Bonifacio (cabotage)
Ve 07/10 : Bonifacio (repos, petite rando à pieds)

Le Ve 02 et le Sa 03 septembre, je pars de Mouans-Sartoux en train pour rejoindre Nice et Delphine à 17h, où nous prenons ensuite le ferry pour Bastia après un bon restau et arriver en Corse vers 6h du matin. Puis c'est le bus pour aller à Porto-Vecchio où nous arrivons à 11h environ (140 km de bus pour environ 25€, un peu cher), ça change du vélo en tout point c'est sûr.
Puis on reste sur le bateau de Berny, un ami de Delph très sympa qui a déjà fait 15 ans de cabotages notamment en Nouvelle-Calédonie, après 15 ans dans la marine militaire.

Le Di 04 septembre, on reste la journée encore à Porto-Vecchio pour y faire du bateau jusqu'à une plage où avec Delph nous faisons un peu de plongée (avec masques et tubas simplement). C'est chouette ! Quelques poissons, coquillages… Tout se passe bien, c'est plaisant de nager dans la mer avec celle qu'on aime.

Le Lu 05 septembre, nous partons en bus vers 8h de Porto-Vecchio pour rejoindre Bastia. On se lève vers 6h du matin ! Pour finir de faire les sacs… A Bastia on fait un petit tour de visite jusque 16h30 où on prend à nouveau le bus pour aller jusque Calvi et ensuite Calazonne où on arrive à la tombée de la nuit vers 19h30.
Il y a beaucoup de monde au camping, ça me change beaucoup de mes habitudes de " solitaire " et d' " ours sauvage ", dirons-nous… Il faut  bien le temps de s'y habituer ainsi que de s'habituer à la vie de couple et de groupe, ça fait beaucoup. Enfin, tout le monde est bien gentil !

Le Ma 06 septembre, bon, comme il manque des trucs, notamment de l'argent (ils ne prennent sans doute pas la CB sur le GR20), nous retournons à pieds à Calvi où on visite bien la citadelle et la vieille ville, c'est encore bien chouette de prendre le temps de le faire. On fait aussi un casse-croûte sur la place du marché face à l'hôtel de ville ; des courses alimentaires… Le retour se fait à pieds puis nous finissons en voiture grâce à un auto-stop hasardeux et heureux pour les plus fatigués manquant un peu d'entraînement ? Ou en gardant des réserves pour le GR proprement dit ? En tout cas nous évitons ainsi les derniers kilomètres de goudron et les allers sans cesse de mes chères amies les voitures, berk.

Le Me 07 septembre, on se lève de bonne heure grâce à notre ami Berny, et à 8h on est déjà en route sur le GR20 ! Ca commence d'emblée à bien monter mais sans difficultés particulières mise à part que mon sac est bien lourd (c'est le sac de Delph et je n'y suis pas habituer aussi), alors je fais un faux mouvement et me tord un peu le genou en chutant, aïe ; heureusement le genou est costaud ! J'évite donc une belle entorse, et ça ira mieux dans les jours suivants. Je prend quand même un anti-inflammatoire vue l'insistance de Delph, c'est surtout pour lui faire plaisir !
Le soir on arrive dans notre premier refuge d'où il y a une vue magnifique sur la mer, le cadre et le couché de Soleil sont splendides ! Vive le GR20 et la montagne !

Le Je 08 septembre, on part un peu plus tard vers 9h au grand regret de Berny (qui passera malheureusement beaucoup de temps à nous " attendre " chaque matin, étant donné qu'il se lève vers 6h).
Il y a encore quelques bonnes montées et bonnes descentes, le tout avec les chaussures de vélo et les cales de chaussures VTT ; il faut surtout faire attention sur les parois rocheuses car elles n'agrippent pas bien et peuvent slider parfois. C'est chouette et intéressant, certains passages ressemblent à de l' " escalade " (il faut comme " embrasser " les rochers et la paroi, bien s'y agripper… et avancer…).
Il fait bien beau, il n'y a pas de nuages cette journée, le groupe est bien en ordre : le " commandant ", la " Princesse des libellules " et le " capitaine ".
Le soir on dort dans une jolie place, dans la haute vallée, sous la tente bien sûr, près d'un refuge (c'est obligatoire de dormir au bord des refuges dans le PNR de la Corse ; il y a bien sûr un certain business, et du black corse…). A chacun son GR !

Le Ve 09 septembre, la " route " se passe toujours très bien. Souvent on retrouve les mêmes personnes, chacun faisant soit les étapes d'une journée, soit doublant (c'est-à-dire deux étapes " normales " en une journée). Nous optons pour la première solution : piano… Il y a des jeunes allemands, des personnes d'un certain âge (65 ans environ), un père et sa fille qui l'aide, un allemand " hippie ", un couple italien… C'est comme une " grande famille " qui part en transhumance. On croise aussi beaucoup de gens qui le font dans l'autre sens, du sud vers le nord.
Les paysages sont jolis ! L'après-midi on se baigne dans un lac d'altitude (Delph se baignera quasiment dans tous les lacs d'altitude), les cols à passer sont autour de 2.000 m parfois. Tout est encore très bien avec le beau temps.
Le soir on arrive dans la petite station de ski du Haut-Asco, et nous allons pour le coup dans un petit restaurant, c'est vraiment très bon et c'est très chouette cette ambiance avec Delph et Berny ! C'est aussi la fin de la bouteille de Ricard ! Moi qui ne prend quasiment jamais d'alcool quand je voyage seul !

Le Sa 10 septembre, on décide le matin de " se poser " mais en fait la rando AR pour le Monte Cinto, plus haut sommet corse à 2706 m, prend environ 8-9h AR. La " route " est difficile et ça monte bien, il y a beaucoup de cailloux et quelques parties d'escalade ! On arrive tout de même à bien rentrer le soir au refuge du Haut-Asco. Dans la descente on ne croise presque personne et c'est bon de se baigner (surtout pour Delph) dans un petit " lac " d'altitude ou dans une des petites rivières. Le chemin est très joli, les paysages sont magnifiques.
Le soir, comme d'habitude, une petite " Pietra ", la bière locale corse.

Le Di 11septembre, le matin on part vers 9h, la journée est bonne encore et on passe le fameux cirque de la Solitude (où il y a assez souvent des " accidents ou des morts parfois). C'est l'endroit mythique de ce GR20, impressionnant ! Avec ses passages bien raides d'où il ne vaut mieux pas tomber pour éviter une chute de 100 ou 200 m et un atterrissage sur les blocs de pierres ensuite ! En tout cas, il vaut mieux avoir de bonnes chaussures de rando/trail, ce qui n'est pas mon cas avec mes chaussures et cales de vélo…

Le Lu 12 septembre, jour de repos aux bergeries d'U Vallone, zéro km ! C'est aussi une belle journée de ciel bleu et Delph prend plaisir à se baigner dans la petite rivière…
Le soir on mange au " resto " (à l'auberge d'U Vallone) pour reprendre des " forces " mais c'est, pour ma part, assez bof. Sans plus.

Le Ma 13 septembre, on continue tranquillement après une bonne journée de repos le chemin à travers les montagnes corses. C'est beaucoup plus simple et moins dur aujourd'hui ! La journée est encore belle, on croise des chevaux, des chèvres, des ânes, des cochons corses mais toujours pas de mouflons. Delph se baigne encore (comme tous les jours quasiment) dans un des bassins formés par des roches dans la descente du ruisseau du Golu (le plus long " fleuve " avec seulement 75 km).
Le soir vers 18h on arrive au Castel de Vergio où il fait plus frais comme depuis deux jours environ et on change de programme pour les jours à venir avec une descente à Corte pour que Berny voit le médecin et pour que j'aille m'acheter des " vraies " chaussures de rando (comme celles de vélo ont rendues l'âme).

Le Me 14 septembre, le départ se fait comme d'habitude vers 9h, après s'être levé vers 7h et après un petit déjeuner, s'ensuit une montée à travers la forêt en suivant un ancien chemin de ronde jusqu'au Bocca San Petru(1452 m) où se trouve un petit oratoire construit en pierre, puis la montée continue vers le Bocca A Reta (1883 m). Après ce col on redescend à 1760 m pour se trouver face au lac de Ninu (lac d'altitude magnifique avec sa vallée et la rivière Tavignano). Ici les paysages changent d'un coup, c'est très beau, ça ressemble tantôt à l'Islande avec des chevaux en semi-liberté puis à travers des prairies semées de pierre et de jolis arbres ressemblant à ceux de la savane africaine du Sahel.
Arrivés aux bergeries de Vaccaghje, on bifurque pour prendre la liaison pour rejoindre Corte afin d'y acheter chaussures et médicaments, en plus d'un ravito… Les paysages sont vraiment jolis et en plus il fait beau ! On voit deux rapaces aussi, les chevaux, des vaches et ânes.
Le chemin est encore très joli et très varié aujourd'hui ! On suit d'abord dans la forêt de pins puis une petite montée pour passer un " col ", la crête, un deuxième " col " d'où on a une vue splendide sur la très jolie vallée du Tavignano et sur le lac d'altitude de Nino. On se croirait en Islande ! Puis s'ensuit une marche à travers un paysage ressemblant à celui de la savane africaine, puis impression d'être comme dans un jardin japonais ou chinois. Enfin la descente s'accentue dans les gorges et le canyon de la rivière.

Le Je 15 septembre, le chemin est encore très joli, surtout après le refuge A Sega et jusque Corte, en descendant dans la vallée il fait aussi de plus en plus chaud. A Corte, situé à 400 m environ, il fait plus de 28°C vers 15h et à l'ombre. Le soir on se fait un petit resto et on dort au camping.

Le Ve 16 septembre, petite marche, on commence vers 15h, en reprenant le même chemin muletier, très joli, pour revenir sur le GR20. Il fait encore très beau (36°C au Soleil à Corte). On retourne le soir pour le dodo près de la rivière après environ 1000 m de dénivelé.

Le Sa 17 septembre, on part le matin vers 9h comme d'habitude, après un bon dodo près de la rivière Tavignanu. Il fait encore beau, on marche tranquillement, environ 4h en plus d'une longue pause de 3h. Petite anecdote de la casse du pot de Nutella où Bibi récupère les restes pour les mettre dans un sac plastique !

Le Di 18 septembre, on prend comme souvent le départ vers 9h, avec 8h de marche aujourd'hui où on finit au refuge de Petra Piana. Le chemin était vraiment joli entre les bergeries de Vaccaghja et le refuge de Manganu. Après on monte le Bocca a e Porte jusque 2225 m (départ à 1600 m environ au refuge de Manganu). Puis on suit un chemin des crêtes ; les paysages sont encore très jolis et deviennent fantomatiques avec la bruine et le passage de sommet à environ 2000 m dans les nuages où il y a même un petit coup de tonnerre.
On termine la dernière heure de marche sous la douche malheureusement, et le GR se transforme rapidement en petit torrent pour la descente au refuge de Petra Piana. Il pleut ensuite toute la nuit et le vent s'accélère, on monte la tente mais on dort dans le refuge comme la météo se dégrade vite : forte rafale de vent à 100 km/h, neige… On dort presque tous dans le refuge, à une bonne petite quinzaine dans la cuisine, avec Delph on est sur une table.

Le Lu 19 septembre, jour de repos plus ou moins forcé à cause du " mauvais " temps. Tout est relatif car certains partent vers le nord et d'autres vers le sud où l'altitude est plus basse. Environ une moitié des personnes là la veille reste au refuge, tranquillement comme nous à attendre le mauvais temps. Seul j'aurais peut-être continué pour le sud car le terrain est moins délicat que vers le nord où là je n'aurais sans doute pas poursuivis car ça doit être très dangereux avec le vent et la neige, comme il faut " sauter " de rochers en rochers et l'altitude augmente… Pourtant certains y vont ! Ils doivent être vraiment pressés ou avoir l'habitude… Une seule personne arrivera du nord aujourd'hui, les autres arriveront du sud dont une vingtaine de légionnaires qui seront frigorifiés le soir à attendre une heure sous un préau du refuge que nous ayons fini de manger pour leur laisser libre la cuisine, c'est dur, ils restent en rang dehors sous ce préau, ce sont leurs " ordres ". je parle avec quelques uns et ils n'en reviennent pas que des parachutistes aient fait le GR20 en plein hiver ou que des civils aient poursuivis aujourd'hui vers le nord ; bref tout est relatif et question d'habitude, tout simplement, ou presque.
La tente est à moitié " accroupie ", et la toile intérieure a disparu, à cause des rafales de vent fortes de la nuit précédente, il faudra quand la météo sera meilleure aller faire un tour pour tenter de la retrouver… mais pour l'instant il neige, il vente, il grêle…
La nuit se passe très bien dans le refuge, sur les couchettes cette fois, à deux pour trois matelas d'une place. On est environ 40-50 dans le refuge, dont les vingt légionnaires qui dorment dans la cuisine cette nuit. Des groupes sont aussi repartis malgré la neige pour descendre dans la vallée, plus bas, prendre un bus et rejoindre peut-être le GR20 plus au nord afin d'avoir des conditions météo meilleures pour finir leur voyage organisé. Certains râlent, soit qu'ils veulent continuer, soit parce que les conditions météo sont mauvaises, soit parce que l'accueil et le confort dans les refuges ne sont pas suffisant selon eux pour ce qu'ils paient… Bref, beaucoup de " caprices ", de décalage. Ils ont des repas bien garnis, on essaye d'en avoir quelques restes mais on se fait réprimander par leurs guides et ceux du refuge… même si c'était pourtant donné de bon cœur par quelques gentils " poissons " de ces organisations de voyages…

Le Ma 20 septembre, on se lève vers 7h pour partir vers 9h faire la montée du Mont Retendu à environ 2620 m. C'est le deuxième plus haut sommet corse. Le mauvais temps s'est écarté la nuit et il fait très beau mais frais, le ciel est d'un bleu clair bien net. On revient vers 15h, c'était assez joli grâce à la neige encore présente et aux vues enneigées. Dommage que l'appareil photo soit hors service depuis la douche en arrivant sur le refuge de Petra Piana, il n'a pas du tout apprécié, et le fait qu'il y ait tout ce monde dans le refuge je n'ai pas pu le sécher de suite, l'eau s'est infiltré et ça l'a déglinguer !
L'après-midi je fais la lessive, prend une douche fraîche agréable et on retrouve juste en bas de l'à pic la toile intérieure de la tente. Le soir on est bien moins nombreux, beaucoup sont partis soit au nord soit au sud.

Le Me 21 septembre, on marche environ pendant 8h, on commence par un passage au refuge de l'Onda où on fait une pause. Il fait beau mais moins chaud, c'est l'Automne qui arrive ! Les feuilles des arbres commencent à jaunir et à rougir.
La " route " passe par les crêtes et est très jolie entre les refuges de Petra Piana et de l'Onda. Puis s'ensuit une bonne montée à environ 2000 m, le passage d'un Bocca (col) et la descente dans la vallée pour rejoindre Vizzavona. On s'arrête avant vers 18h, un peu fatigué, près de la petite rivière pour y camper (en " sauvage ", donc en toute liberté).

Le Je 22 septembre, on se lève vers 7h pour partir vers 8h30 pour rejoindre Vizzavona afin de prendre le train pour Ajaccio. On ne connaît pas les horaires… Le chemin est joli, dans la forêt, en suivant un cours d'eau. Arrivé vers 10h le train part à 12h20 et arrive à Ajaccio pour 13h30 environ (une heure plus tard). Il fait encore beau ! Il y a beaucoup de monde dans cette micheline qui relie fait la liaison entre Bastia et Ajaccio en passant par Corte ; ici ce n'est pas la SNCF mais les chemins de fer corse ! Mais toujours quelques minutes de retard.
A Ajaccio on part pour l'officie de tourisme et à la recherche d'un nouvel appareil photo, on en trouve un, par chance un peu, dans un magasin, ce sont les mêmes types de batteries que l'ancien, heureusement, c'est déjà ça de moins à reprendre.
Le soir on va au camping puis dans un restaurant près de la citadelle.

Le Ve 23 septembre, on fait une petite étape de 5h environ depuis Vizzavona que l'on rejoint vers 9h20 (train au départ d'Ajaccio à 8h20, après s'être levé vers 6h du camping et après 40' à pieds pour rejoindre la gare). Il fait encore beau mais frais.
Les paysages sont jolis et le GR20 aujourd'hui est tranquille. Bizarrement arrive seulement maintenant les premières ampoules aux pieds, à cause de ? On arrive vers 16h. Et juste le temps de se laver, monter la tente, manger… Il est déjà 21h et c'est l'heure du dodo (seulement 4h de dodo la veille).

Le Sa 24 septembre, au matin on se lève vers 7h30, le temps de manger, laver la vaisselle…il est 9h30 environ pour le départ sous une petite brume après une belle nuit étoilée où au petit matin je fais vraiment …avec delph…
La journée commence du Bocca di Verde, lieu du crime. Il y a d'abord une belle montée du Monte Renoso (de 1580 m à 2352 m) puis on suit une ligne de crête à environ 1800 m à 2000m, puis c'est une petite descente sur la bergerie des Pazzi et une seconde ligne de crête à environ 1700 m et après c'est une belle descente tranquille jusqu'à 1289 m jusqu'au col de Verde où on rejoint la route et un petit refuge.
Le temps est beau encore aujourd'hui avec quelques nuages et on ne boit pas trop donc, il y a quelques vaches, génial, humm, mais les belles feuilles mortes s'empilent joliment sur les chemins du GR20 et de cette variante passant par le Monte Renoso. On s'arrête le soir après 8h de marche.

Le Di 25 septembre, les paysages sont encore jolis, comme très souvent sur ce GR, décidément, il longe encore une ligne de crêtes puis se promène dans les forêts de pins parmi les fougères… Le sud du GR20 est beaucoup plus verdoyant (il fait sans doute moins froid que dans sa partie septentrionale), même si c'est l'automne maintenant (on le ressent surtout à la tombée de la nuit et à la fraîcheur accentuée de la nuit). On trouve toujours de nombreuses sources et on passe de belles petites rivières. Il fait encore beau et c'est bien calme en cette fin de mois de septembre (même si malheureusement sur ce GR le bivouac est obligatoire et mène à rencontrer toujours les mêmes personnes…).
Le GR20 passe quand même à des altitudes toujours raisonnables autour de 1800-2000 m. Le soir, au refuge, petite embrouille typique avec le type qui " garde " le refuge (corse qui ouvre les bières " au taquet ")…

Le Lu 26 septembre, le chemin est toujours joli malgré les deux-trois " branleurs " que je me coltine à chaque pause et tous les soirs (comme mes deux compagnons les aiment bien). On profite de faire des pauses dans des endroits calmes… Dernier passage sur un mont (le Mont Incudine à 2134 m). Après c'est tranquille, le GR20 dans sa partie sud n'est pas difficile par rapport au nord, il y a beaucoup moins de pentes raides.

Le Ma 27 septembre, toujours des pauses avec les deux gars… que je traîne depuis Petra Piana (c'est chiant, beaucoup de crânage pour pas grand-chose mais mes deux compagnons y sont attachés).
On passe par quelques cols dont le col de Bavedda (à 1218 m), toujours par des chemins assez plats et dans la forêt.
C'est le dernier refuge ce soir et bientôt la fin du GR ; ce soir pendant que mes deux compagnons s'occupent de leurs deux " invités frimeurs", je m'occupe seul à regarder les étoiles et filantes.
Le Me 28 septembre, on se lève le matin du refuge d'I Paliri vers 6h30 - 7h, comme d'habitude grâce à bibi qui se lève toujours tôt et nous réveille avec le " grattage " de la tente… Le départ se fait vers 9h30 et la petite troupe qui m'accompagne commence à fatiguer un peu, elle n'est pas trop habituer aux efforts de plus de trois semaines ?
C'est la dernière étape de ce GR 20 traversant la Corse, les derniers passages faciles de Bocca (cols) à 1065 et 587 m. Il fait maintenant plus chaud (on descend en altitude et en latitude après 200 km de marche depuis Calvi sans compter les liaisons et variantes). On retrouve plus de lézards, papillons, criquets, sauterelles, il y a beaucoup plus de forêts (pins, hêtres…), la végétation est plus dense aussi (fougères…).
Le chemin passe par un ancien sentier muletier, c'est très joli, qui servait pour la transhumance : les bergers de Conca remontaient jusqu'au col de Bavedda. Mais bien sûr les anciens pavages sont un peu détériorés malheureusement à cause du manque d'entretien.
A Conca on est tout de suite pris en stop par une petite voiture conduite par un corse, direction une vingtaine de kilomètres plus loin pour Porto Vecchio où on a le temps de faire les course, ranger les affaires… et prendre une glace.

Le Je 29 septembre, le matin c'est la lessive, la recherche d'un livre, en vain, dans deux librairies de cette petite ville, sur la Patagonie. L'après-midi c'est le séchage et le wifi et internet pour trouver les cartes topographiques du sud Chili et de l'Argentine mais l'ordinateur rame… Aussi le téléphone pour avoir des nouvelles de la famille. Voilà, avec Delph, le prochain voyage est décidé, ce devrait être la Patagonie, en vélo et à pieds ? Et le départ courant novembre ?

Le Ve 30 septembre, première petite journée de cabotage autour du sud de la Corse. On part vers 14h, direction le sud pour aborder assez rapidement (à la vitesse de 5 nœuds, soit environ 10 km/h) au golfe de Rondinara où on rester aussi le lendemain, le samedi, car bibi part chercher, avec mon vélo, le bon chargeur pour son nouveau téléphone portable.
Petit mal de mer, comme d'habitude, et je m'endors avant d'accoster, le soir ça va mieux. Abstinence de rhum, il ne fait pas bon boire ce liquide sur un bateau pour moi, d'autant plus que je commence à avoir une toux sèche, sorte d'angine, après avoir pris un coup de froid…

Le Di 02 octobre, on part vers 10h et on arrive vers 13h au mouillage au nord de l'île de Cavallo pour se protéger du vent du sud (petite remontrance de bibi comme je " lâche " l'encre…), dur dur la vie de groupe.
Puis petite balade sur l'île de Cavallo, bien superficielle à cause des maisons secondaires totalement inoccupée en cette saison. Il n'y a personne ! A quoi bon construire toutes ces maisons et superbes villas, dénaturer cette île ? On se croirait dans un parc d'attraction privé abandonné, beaucoup d'artifices !

Le Lu 03 octobre, on arrive à environ 7 km du cabotage de la veille, sur l'île Lavezzi. On part vers 10h et on y arrive vers 11h puis on se balade pendant trois heures sur cette jolie île, non habitée contrairement à sa voisine. Elle appartient à la réserve naturelle, il y a seulement une maison, une ancienne bergerie en pierre. On y trouve beaucoup de libellules, de papillons, de criquets, de petites fleurs, de lézards… Beaucoup de couleurs ! et de bonheur d'observer cette petite diversité sur cette île d'environ 2 km2

Le Ma 04 octobre, on part dans la journée en direction de la Sardaigne pour le ravitaillement de l'eau (pour le bateau, en eau douce) et pour faire les courses. La traversée en bateau est tranquille, la mer est calme, que quelques " cailloux "… à faire attention.
En Sardaigne, sur la côte nord, on fait un petit tour de deux heures de la ville de Santa Theresa (glaces, capuccino, bière de Sardaigne). L'Italie est toujours aussi agréable à vivre, comme dans mes souvenirs d'enfance.

Le Me 05 octobre, pas très loin de Santa Theresa, près de la petite presqu'île d'à côté, on arrive dans la journée et on y amarre, on fait une " virée " en petite plongée jusqu'au bord de terre avec Delph puis bibi nous rejoint avec le kayak gonflable et les chaussures pour ainsi faire le tour de cette petite presqu'île à pieds, pendant 3-4h et on rentre ensuite au bateau vers 18h pour manger…

Le Je 06 octobre, on part vers 11h de Sardaigne et on arrive avec les voiles dans une anse de Bonifacio. La vue est vraiment jolie sur les falaises et la citadelle. Vers 19h on prend l'annexe zodiac gonflable pour rejoindre les berges de la marina à la pagaie. On visite ensemble la vieille ville historique puis on se fait un petit resto avec pizzas et moules frites au curry. Le retour est paisible le soir sur le bateau, et c'est encore une bonne journée de repos !

Le Ve 07 octobre, on est bloqué par le vent, force 6, ça souffle à 80 km/h dans la marina et il y a de bonnes vaguelettes, quelques moutons (whitehorses), donc on se repose. On ne part que vers 19h quand le vent est calmé, en centre ville, pour encore faire un petit resto et aller ensuite de 23h à 3h du matin à un petit concert d'un festival de musique à l'ambiance légère du Burkina Faso, c'est gentil et on passe une bonne soirée, un bon gros dodo ensuite !


Chronique 2: de Bonifacio à Figeac (environ 1000 km en vélo)


" Petit tour de la Corse et Aix à Figeac en vélo, préparatifs pour la Patagonie "


Sa 08/10 : Bonifacio - 5 km avant Levie, 65 km
Di 09/10 : … - Ghisoni, 100 km
Lu 10/10 : … - 1km après Ponte Rosso, 110 km
Ma 11/10 : … - 5 km après Calvi, 80 km
Me 12/10 : … - 15 km après Cargèse, 130 km
Je 13/10 : … - Ajaccio, 35 km
Ve 14/10 : Ajaccio
Sa 15/10 : Ajaccio - Marseille - Venelles (en bateau et en voiture)
En trois jours, autour du 20-23 octobre certainement, retour de Venelles (à 10 km au nord d'Aix en Provence) à Figeac, seul et en vélo. Le carnet de route (et d'autres choses) a été volé avec le sac à dos, à Santiago du Chili, fin février 2012. Il n'y a donc pas grand-chose à écrire sur ce retour entre Aix et Figeac… Ca devait faire environ 500 km de vélo ?

Le Sa 08 octobre, retour sur le vélo ! Après un accostage possible (sans le vent fort de la veille) avec kayak et le vélo au ponton de la marina vers midi, on fait les courses… puis je me sépare de la team des galapiats pour partir seul, vers 14h, de Bonifacio pour faire un tour en vélo en Corse, histoire de passer par des villages… et de reprendre une activité physique au niveau des jambes, ça manquait (il faudrait penser à installer un " home trainer " sur le bateau). Je pars donc visiter de l'intérieur la Corse autrement que par le GR (le vélo permet de passer par les petites routes et aussi les petites villes et villages, de voir leurs bâtiments, plus de gens…).
Il y a de jolies petites routes et très peu de voitures ! C'est charmant, dommage que la nuit tombe si tôt, vers 1çh déjà mais il fait encore très beau et assez chaud quand le Soleil passe. Belle journée !

Le Di 09 octobre, c'est une belle journée malgré quelques nuages et la fraîcheur nocturne due à la haute montagne, c'est difficile aussi car il n'y a qu'un ravito le matin dans une petite boulangerie de Levie, c'est dimanche ! Cependant la route est bonne et belle encore en passant par le col de la Vaccia et le col de Verde (environ 1200 m chacun mais en pente douce). Ce ne sont pas les Alpes tout de même ! Beaucoup de cochons en semi liberté (environ une centaine de croisés, une vingtaine de vaches aussi en semi liberté et autant de chiens non attachés…
Dans les villages, nombreux sont les corses qui parlent corses donc je ne comprends rien de ce qu'ils racontent. Comme si chaque région de France continuait de parler la langue régionale (le breton, l'occitan, le basque…).

Le Lu 10 octobre, après un bon petit ravito dans la petite épicerie de Ghisoni (ouf, c'est ouvert le lundi), la route se poursuit sur environ vingt kilomètres dans les défilés de Strette et de l'Inzecca, à flanc de falaises, c'est très joli ! Puis la route passe par deux petits bocca (Bocca di Cardi à 371 m et Bocca di Murellu à 824 m) avant de rejoindre Vivario et la " grande " route pour Corte où je m'arrête peu. Puis encore un petit Bocca (Bocca d'Ominanda à 654 m) et on rejoint le fleuve du Golu.
Les paysages sont beaucoup plus secs et arides au nord de Corte (beaucoup d'arbres), peut-être à cause de l'exposition au nord et à la fraîcheur du vent hivernal ?

Le Ma 11 octobre, encore peu de kilomètres car les jours sont courts ! Il fait nuit à 19h et c'est impossible de mettre le grand plateau (câble et gaine cassés). Le matin je pars vers 11h30 seulement, après avoir écris le carnet… Le levé se fait à 9h30.
La route est vraiment jolie, en remontant le ruisseau de Lagani, il y a très peu de voitures, seulement quelques vaches sur la route. Après le passage du Bocca di San Colombano, la route se poursuit tranquillement en serpentant au bord des collines dominant les villes côtières (île Rousse, Calvi), sur environ 35 km. Puis j'arrive à Calvi pour le ravito et réserver les places pour le retour en ferry entre Ajaccio et Marseille (c'est assez cher, 180€ mais si on clique plusieurs fois… on peut avoir une réduction en ligne de 30% malheureusement je m'en aperçois trop tard).
Le soir je continu environ 5 km à l'ouest de Calvi où j'avais aussi acheté un compteur et une gaine pour le vélo, avec une belle vue sur la mer et un joli couché de Soleil.

Le Me 12 octobre, le matin je suis levé vers 8h et je pars vers 10h après l'installation du compteur. Il fait toujours beau et assez chaud, plus que dans le centre de la Corse, à cause de l'altitude. Les paysages sont superbes mais c'est beaucoup bitumé et urbanisé, c'est toujours paradoxal de passer par des villages comme Porto et Galéria dont les baies sont inscrites à l'UNESCO alors que ces villages ne comptent pas plus de 1000 habitants à l'année et que ces baies sont entourées d'hôtels et villages de vacances.
Bref, quelques passages " montagneux " au long de cette belle route côtière : Bocca a Palmarella 408 m, Bocca a Croce, Bocca a La vu.
Le soir je dors à quelques mètres de la mer avec un joli couché de Soleil et une belle pleine Lune, seul avec le bruit des vagues !

Le Je 13 octobre, le matin je suis levé vers 7h30 mais ne pars que vers 12h30. Je tarde à écouter le bruit des vagues sur les rochers. La mer est jolie et il fait encore beau. La route pour Ajaccio est tranquille, une dernière petite grimpette pour franchir le Bocca San Bastiano (411 m) et le tour de la Corse est joué.
L'après-midi je vais sur internet, à la librairie pour voir les guides de voyages sur la Patagonie… puis un bon bain à la plage d'Ajaccio, un dernier en Corse, près de la citadelle vers 19h, au couché du Soleil. Après je rejoins Delph, Philippe et bibi à la marina où on prend une bière puis un dernier petit resto. Ensuite dodo sur le bateau.

Le Ve 14 octobre, l'après-midi on va faire un tour avec Delph puis vers 17h avec le " kayak " on récupère les sacs du bateau et on prend un dernier verre à quatre avant de prendre le ferry pour Marseille à 19h.

Le Sa 15 octobre et les jours suivants, on arrive à Marseille vers 7h et la cousine de Delph, Anne-Lucie, vient nous prendre en voiture pour nous amener à Venelles.
Là je n'ai plus la suite du carnet de route…
On reste quelques jours à Venelles et en Provence pour voir notamment la ville d'Aix… Ensuite Delph repart avec sa voiture pour le Lot et moi je reprends mon vieux compagnon de vélo pour faire la route jusque Figeac. En passant par Avignon, la corniche des Cévennes, les gorges du Tarn puis la haute vallée du Lot etc.
Ensuite, depuis Figeac et Gourdon, on prépare le voyage en Patagonie, les billets d'avion, matériels… Je vais voir aussi mes grands parents à Marmande et on va voir aussi de la famille à Toulouse.




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